Les raisons de consulter sont diverses et prennent un sens particulier dans l’histoire et la situation de chacun.
Difficultés personnelles
Il arrive que certaines périodes de vie deviennent plus difficiles à traverser seul(e).
Un événement particulier peut être à l’origine de la demande : séparation, difficultés relationnelles ou familiales, épuisement, changement professionnel, maladie, deuil, perte de repères…
À d’autres moments, il est plus difficile d’identifier précisément ce qui ne va pas. On peut se sentir anxieux, triste, irritable, épuisé, avoir l’impression de répéter les mêmes situations ou simplement sentir que quelque chose empêche d’avancer comme on le souhaiterait.
Un accompagnement construit avec vous
Les premières rencontres permettent de comprendre ce que vous traversez, ce qui vous amène à consulter et ce que vous attendez de cet accompagnement.
À partir de là, nous déterminons ensemble une manière de travailler qui vous corresponde.
La parole occupe naturellement une place importante. Mettre en mots ce qui est vécu permet de prendre du recul, de mieux comprendre certaines réactions et de faire apparaître progressivement des liens qui n’étaient pas toujours perceptibles.
Mais comprendre ne suffit pas toujours.
Certaines expériences continuent à se manifester à travers des émotions particulièrement intenses, des sensations corporelles, des images, des peurs ou des réactions qui semblent parfois disproportionnées par rapport à la situation présente.
Lorsque cela peut être utile, je peux également proposer, dans le cadre du travail psychothérapeutique, des expériences s’appuyant notamment sur la sophrologie, la relaxation, l’hypnose ou la méditation.
Ces expériences permettent de travailler autrement avec ce qui est ressenti : observer une émotion plutôt que la subir, retrouver des sensations de sécurité et d’apaisement, mobiliser ses ressources et expérimenter de nouvelles façons de réagir.
Lorsque le passé continue à peser sur le présent
Nous pouvons également être amenés à revenir sur certaines expériences de votre histoire.
Il ne s’agit pas de rechercher systématiquement dans le passé l’explication des difficultés actuelles, mais de comprendre comment certaines expériences ont pu laisser une trace et continuent parfois à influencer la manière de ressentir, d’anticiper ou d’entrer en relation.
Ce travail ressemble parfois à une forme d’archéologie personnelle : retrouver certaines traces de son histoire, les regarder avec le recul de l’adulte que l’on est aujourd’hui, leur donner du sens et progressivement leur redonner leur juste place.
L’objectif n’est pas d’oublier ce qui a été vécu, mais de pouvoir s’en souvenir sans nécessairement continuer à en éprouver toute la charge.
Parfois, passer par d’autres chemins
Certaines personnes pensent beaucoup mais ont du mal à ressentir. D’autres ressentent intensément mais ne trouvent pas les mots.
C’est pourquoi je peux également proposer de passer par une image, un dessin, une métaphore, l’écriture ou une autre forme de création.
Il n’est pas nécessaire d’avoir une pratique artistique. Ces supports offrent simplement une autre manière d’exprimer et de transformer ce qui est parfois difficile à formuler.
Retrouver des possibilités
L’accompagnement ne consiste pas seulement à comprendre pourquoi une difficulté s’est installée.
Il s’agit aussi de retrouver progressivement des possibilités dans le présent : mieux reconnaître ses besoins et ses limites, apaiser certaines réactions, retrouver confiance dans ses propres ressources, faire des choix et remettre du mouvement là où quelque chose semblait s’être figé.
Selon les moments, nous pourrons donc parler, comprendre, ressentir, expérimenter ou créer.
Le chemin se construit progressivement, à partir de ce que vous apportez et de ce qui vous aide réellement à avancer.
Thérapie de couple
Un couple peut traverser des périodes où le dialogue devient difficile, où les mêmes conflits se répètent, où la confiance se fragilise où chacun a le sentiment de ne plus parvenir à rejoindre l’autre.
Les raisons de consulter sont diverses : disputes récurrentes, éloignement affectif, difficultés de communication, perte de confiance, infidélité, jalousie, difficultés dans la sexualité, changements familiaux ou simplement le sentiment de ne plus se comprendre.
Dans ces moments, chacun peut se retrouver pris dans des réactions qui cherchent souvent à protéger la relation ou à se protéger soi-même, mais qui finissent par entretenir la difficulté. L’un cherche davantage à parler, comprendre ou être rassuré tandis que l’autre se sent sous pression et se protège en se taisant ou en prenant de la distance. Peu à peu, un cycle relationnel s’installe et prend le pas sur la relation.
Mon travail consiste à vous aider à comprendre ensemble ce qui se joue dans ces moments-là. Il ne s’agit pas de déterminer qui a tort ou raison, mais de rendre plus lisible ce qui se passe entre vous et en chacun de vous.
Mon approche s’appuie notamment sur la thérapie de couple centrée sur les émotions et la théorie de l’attachement, tout en intégrant une compréhension psychodynamique de l’histoire de chacun.
Derrière la colère, les reproches, la méfiance, le silence ou le retrait se trouvent souvent des émotions plus vulnérables : peur de perdre l’autre, de ne plus compter, de décevoir, d’être rejeté ou de ne plus trouver sa place dans la relation. Pouvoir les reconnaître et les exprimer autrement permet progressivement de sortir des réactions automatiques et de retrouver davantage de sécurité dans le lien.
Nous pouvons également explorer ce que chacun apporte de son histoire, de ses expériences affectives et de ses représentations du couple. Non pour chercher dans le passé l’explication de tout ce qui se vit aujourd’hui, mais pour mieux comprendre pourquoi certaines situations prennent une intensité particulière.
La thérapie ne vise pas à maintenir le couple à tout prix. Elle cherche à permettre de retrouver du dialogue, de la sécurité et une plus grande liberté dans la relation, afin que chacun puisse mieux comprendre ce qu’il ressent, ce dont il a besoin et ce qu’il souhaite pour la suite.
Parentalité & guidance parentale
Être parent confronte parfois à des comportements difficiles à comprendre : opposition, anxiété, troubles du sommeil, colères, besoin de contrôle, difficultés de séparation, manque de confiance ou réactions qui semblent disproportionnées. Les parents peuvent alors se sentir démunis et craindre de mal faire.
La guidance parentale que je propose ne consiste pas à transmettre une méthode éducative ou une liste de « bonnes réponses ». Elle vise d’abord à comprendre ce que l’enfant exprime à travers son comportement, en tenant compte de son âge, de son histoire, de son tempérament et de ce qu’il traverse au sein de sa famille.
Comprendre ce dont l’enfant a besoin
Nous cherchons ensemble à repérer ce qui peut le fragiliser, mais aussi ce dont il a besoin pour retrouver davantage de sécurité intérieure : des repères stables, une présence rassurante, des limites suffisamment contenantes, la possibilité d’exprimer ses émotions, d’expérimenter, d’échouer et de recommencer.
J’accompagne également les parents dans l’observation de ce qui se joue dans la relation avec leur enfant : comment répondre à son besoin de réassurance sans renforcer ses inquiétudes, poser des limites sans entrer dans un rapport de force, soutenir son autonomie sans le laisser seul face à ce qui le dépasse.
Il ne s’agit pas de devenir un parent parfait, mais de retrouver une position parentale plus sereine et plus ajustée, en comprenant mieux son enfant et en faisant davantage confiance à ses propres capacités de parent.
Selon les situations, rencontrer aussi l’enfant
Ce travail peut se faire avec les parents seuls ou s’articuler à quelques rencontres avec l’enfant, afin que mes observations cliniques viennent nourrir notre compréhension commune.
Souffrance au travail
Le travail peut être une source d’intérêt, de reconnaissance, de liens et d’accomplissement. Mais il peut aussi devenir un lieu de tension, d’épuisement ou de souffrance.
Stress persistant, anxiété, troubles du sommeil, épuisement, perte de confiance, conflits, sentiment d’isolement, perte de sens ou difficulté à retourner au travail peuvent progressivement envahir la vie personnelle et donner le sentiment de ne plus parvenir à faire face.
Lorsque je reçois une personne en souffrance au travail, je commence par écouter attentivement ce qui l’amène à consulter : ce qu’elle vit, les symptômes qui apparaissent, leur évolution et la situation professionnelle dans laquelle ils se sont développés.
Comprendre ce qui fait souffrir dans le travail
Mon approche s’appuie notamment sur les apports de la clinique et de la psychologie du travail, en particulier les travaux de Christophe Dejours et Yves Clot.
Je porte une attention particulière au travail réel : ce que la personne doit effectivement faire pour parvenir à travailler, au-delà de ce qui est officiellement prévu ou prescrit. L’écart entre le travail prescrit et le travail réel, le manque de moyens, les contradictions dans les demandes, les relations professionnelles ou l’impossibilité de réaliser un travail que l’on estime de qualité peuvent contribuer à la souffrance.
Il arrive également qu’une personne soit conduite à accomplir, accepter ou laisser faire des choses qui entrent en contradiction avec ses valeurs. Cette souffrance éthique peut être particulièrement difficile à identifier et à mettre en mots.
Comprendre ces dimensions permet de ne pas attribuer trop rapidement la difficulté à une fragilité personnelle. Il s’agit de regarder ce qui se passe réellement dans le travail et de distinguer progressivement ce qui relève de la situation professionnelle, de la relation aux autres et de ce que cette situation vient toucher pour la personne.
Lorsque la situation professionnelle fait écho à l’histoire personnelle
Une situation de travail actuelle peut parfois entrer en résonance avec des expériences plus anciennes.
Au cours de ma pratique, j’ai notamment été amenée à constater que certaines situations professionnelles pouvaient réactualiser des expériences traumatiques antérieures. Une relation d’autorité, un sentiment d’impuissance, une mise à l’écart, une situation vécue comme menaçante ou l’impossibilité de se défendre peuvent alors provoquer des réactions dont l’intensité ne s’explique pas uniquement par ce qui se passe dans le présent.
Ma formation à l’approche des traumatismes me permet d’être attentive à cette dimension lorsqu’elle apparaît, sans pour autant rechercher systématiquement une origine traumatique à la souffrance professionnelle.
L’enjeu est de pouvoir comprendre à la fois ce qui appartient à la situation de travail actuelle et ce qu’elle vient éventuellement réveiller dans l’histoire de la personne.
D’abord retrouver un peu de sécurité et de compréhension
Dans un premier temps, il n’est pas toujours possible — ni souhaitable — de chercher immédiatement une solution.
Lorsque la personne est épuisée, anxieuse ou profondément déstabilisée, mon accompagnement consiste d’abord à lui permettre de parler de ce qu’elle traverse, de se reposer lorsque cela est nécessaire, de comprendre ce qui lui arrive et de retrouver progressivement des repères.
La mise en mots et la compréhension de la situation peuvent déjà produire un premier soulagement : sortir de l’isolement, remettre de la cohérence dans ce qui semblait incompréhensible et retrouver peu à peu confiance dans ses propres perceptions.
Retrouver des possibilités d’action
Lorsque la situation devient plus claire et qu’un peu de disponibilité psychique revient, nous pouvons commencer à travailler les différentes issues possibles.
Il peut s’agir, selon la situation réelle, de retrouver des marges de manœuvre dans son travail, de poser autrement certaines limites, de se positionner différemment dans les relations professionnelles, de s’ajuster à une situation qui peut évoluer ou, parfois, d’envisager un changement de poste ou de travail.
Il n’existe pas de réponse prédéterminée. Rester, partir, changer ou se repositionner n’ont de sens qu’au regard de la situation réelle de la personne.
Mon rôle n’est pas de décider de l’issue à sa place, mais de l’aider à retrouver suffisamment de compréhension, de sécurité et de liberté pour pouvoir à nouveau penser sa situation et faire ses propres choix.