Les difficultés rencontrées au travail ne peuvent pas toujours être comprises à partir des seules caractéristiques individuelles. Elles prennent aussi sens dans une organisation, une activité réelle, des relations professionnelles et une certaine manière de pouvoir — ou de ne plus pouvoir — faire son travail.

J’interviens auprès des entreprises, des CSE, des responsables et des collectifs de travail pour comprendre les difficultés rencontrées dans l’activité professionnelle, analyser leurs liens avec l’organisation du travail et rechercher des possibilités d’évolution et de coopération.


Mon approche s’appuie notamment sur les travaux de Christophe Dejours et Yves Clot, qui accordent une place centrale à l’activité réelle et à ce que les personnes engagent d’elles-mêmes pour pouvoir faire leur travail.

Il existe toujours un écart entre le travail prescrit — ce qui est prévu, organisé, demandé — et le travail réel, c’est-à-dire ce qu’il faut effectivement faire, ajuster, inventer ou parfois contourner pour que le travail puisse être réalisé.

Cet écart fait partie du travail. Mais lorsque les marges de manœuvre se réduisent, que les contradictions deviennent trop importantes ou que les professionnels ne peuvent plus faire un travail qu’ils considèrent comme suffisamment bon, des tensions et de la souffrance peuvent apparaître.

La souffrance peut également prendre une dimension éthique, lorsque la personne se trouve amenée à faire, à accepter ou à laisser faire des choses qui entrent en contradiction avec ses valeurs ou avec sa conception du travail bien fait.

L’intervention cherche alors moins à désigner des responsabilités individuelles qu’à rendre le travail à nouveau discutable : comprendre ce qui se passe dans l’activité réelle, confronter les différents points de vue sur le travail et créer des espaces où les difficultés rencontrées peuvent être élaborées collectivement.

Cette démarche peut contribuer à restaurer des possibilités de coopération et à élargir les marges de manœuvre des professionnels. La prévention ne consiste alors pas seulement à identifier des risques : elle suppose aussi de créer les conditions dans lesquelles les personnes concernées peuvent réfléchir ensemble à leur activité et participer à son évolution.

Une intervention peut être envisagée lorsqu’une situation de travail commence à fragiliser les personnes, les relations professionnelles ou le fonctionnement d’un collectif.
Les difficultés peuvent prendre différentes formes :

Difficultés dans l’exercice des responsabilités d’encadrement

Situations de travail complexes, décisions difficiles, injonctions contradictoires, tensions entre les exigences de l’organisation et les réalités du terrain, besoin de prendre du recul sur sa pratique professionnelle.

Tensions ou conflits au sein d’une équipe
Relations qui se dégradent, difficultés de communication, désaccords persistants, coopération devenue difficile

Épuisement, perte de sens ou conflits de valeurs
Professionnels qui ne parviennent plus à faire leur travail comme ils l’estiment nécessaire, sentiment de travail empêché ou de ne plus pouvoir faire un travail de qualité.

Transformations ou réorganisations du travail
Restructuration, changement de fonctionnement, évolution des missions ou des métiers venant modifier les repères et les équilibres du collectif.

Alertes concernant les risques psychosociaux
Situations de souffrance, absentéisme, épuisement, conflits répétés ou autres signaux conduisant l’organisation ou les représentants du personnel à s’interroger sur les conditions de travail.

Dégradation des possibilités de coopération
Lorsque les difficultés ne relèvent plus seulement des relations entre quelques personnes mais interrogent la manière dont le travail est organisé, réparti, discuté et réalisé collectivement.

L’intervention se construit à partir de la situation réelle et de la demande formulée. Un premier temps d’échange permet d’en préciser le contexte, les enjeux et les personnes concernées avant de déterminer les modalités de travail les plus adaptées.

Exercer des responsabilités de direction ou d’encadrement confronte parfois à des situations professionnelles complexes : exigences contradictoires, décisions difficiles, tensions au sein des équipes, conflits de valeurs ou contraintes organisationnelles qui limitent les possibilités d’action.

Je propose des espaces de supervision professionnelle, individuels ou collectifs, permettant de prendre du recul sur les situations rencontrées, de mieux comprendre les difficultés liées à l’exercice de la fonction et d’explorer différentes manières d’y faire face.

Ces accompagnements ne visent ni à évaluer les compétences managériales ni à apporter des solutions toutes faites. Ils offrent un espace de réflexion sur les responsabilités exercées, les relations professionnelles, les dilemmes rencontrés et les conditions de la coopération.

Ils peuvent être ponctuels ou réguliers, selon la demande et les besoins identifiés.

Certaines situations nécessitent de prendre le temps de comprendre ce qui se joue réellement dans le travail avant d’envisager des solutions.

À partir de la demande initiale, l’intervention permet de recueillir les différents points de vue, d’explorer l’activité réelle et de repérer ce qui, dans l’organisation du travail, les relations professionnelles ou les conditions d’exercice, contribue aux difficultés rencontrées.

Selon la situation et les besoins identifiés, ce travail peut s’appuyer sur des entretiens individuels ou collectifs, l’observation du travail et l’analyse de documents ou d’éléments liés à l’organisation.

L’objectif est de construire une compréhension de la situation qui puisse être partagée et discutée, puis de dégager, avec les acteurs concernés, des pistes d’action adaptées.

Un CSE, une équipe ou un collectif de travail peut avoir besoin d’un espace extérieur pour prendre du recul face à une situation devenue difficile à comprendre ou à traiter : tensions persistantes, dégradation des conditions de travail, alerte concernant les risques psychosociaux, transformation de l’organisation ou difficultés de coopération.

Mon intervention consiste à proposer un cadre de travail permettant de mettre à plat la situation, d’entendre les différents points de vue et de revenir à ce qui se joue concrètement dans le travail.

Il ne s’agit pas de rechercher immédiatement un responsable ou d’apporter de l’extérieur une solution toute faite, mais d’aider les acteurs concernés à mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre, à identifier les points de tension et à distinguer ce qui relève des relations entre les personnes de ce qui relève de l’organisation et du travail lui-même.

Ce travail peut permettre de mieux comprendre les difficultés rencontrées, de renouer des possibilités de dialogue et d’identifier des pistes d’action ou de prévention, en tenant compte des réalités de l’organisation.

L’analyse des pratiques professionnelles offre un espace régulier pour s’arrêter sur le travail, revenir sur des situations vécues et mettre en réflexion ce qui se joue dans la pratique.

À partir d’une situation apportée par un participant, le groupe peut revenir sur les actes et les gestes professionnels, ce qui a été compris ou tenté, mais aussi sur les émotions suscitées par la situation, les relations avec les personnes accompagnées et la place de chacun dans l’institution.

Mon rôle n’est pas d’apporter une « bonne réponse » ni de diriger le groupe vers une interprétation prédéterminée. Je cherche plutôt à créer les conditions permettant de questionner l’expérience, confronter les points de vue et faire émerger collectivement de nouvelles compréhensions du travail.

L’analyse du travail réel permet également de rendre visibles des savoir-faire qui restent souvent implicites : ajustements, arbitrages, manières de faire, « ficelles du métier » construites au fil de l’expérience. Les mettre en mots permet de reconnaître ce qui constitue le métier, mais aussi de questionner ce qui pourrait évoluer.

Une place importante est accordée à ce que la relation professionnelle fait éprouver à chacun et à la manière dont l’organisation et le fonctionnement institutionnel viennent traverser les situations rencontrées.

La régularité des séances permet progressivement de construire un langage commun, de soutenir la professionnalisation et de développer les capacités du groupe à échanger, se questionner et coopérer.

L’APP peut ainsi devenir un espace où les désaccords sur le travail peuvent être pensés et discutés, afin que la controverse porte davantage sur le travail lui-même que sur les personnes qui le réalisent.

Toute intervention débute par un échange permettant de préciser la demande, son contexte, les personnes concernées et les objectifs poursuivis.

Le cadre de l’intervention est défini en amont avec le commanditaire : modalités de travail, personnes ou collectifs concernés, conditions de restitution et limites de la mission.

J’interviens dans un cadre garantissant la confidentialité des échanges, le respect de l’anonymat lorsque le dispositif le nécessite et l’indépendance de mon analyse. Les interventions collectives n’ont pas vocation à évaluer individuellement les professionnels ni à rechercher des responsabilités personnelles.

Lorsque la supervision professionnelle est financée par une organisation, les objectifs et les modalités de l’accompagnement sont définis en amont avec les parties concernées. Le contenu des échanges individuels demeure confidentiel ; toute restitution éventuelle est explicitement convenue dans le respect de ce cadre.

Cette clarification du cadre permet à chacun de connaître la place qu’il occupe dans le dispositif et les conditions dans lesquelles la parole et les éléments recueillis pourront être utilisés.

Dans ce cadre, je peux accompagner les entreprises et les représentants du personnel dans leurs démarches de prévention, notamment lorsqu’elles concernent les risques psychosociaux, l’organisation du travail et ses effets sur la santé.

Enregistrée comme intervenante en prévention des risques professionnels à compter du 20 janvier 2026, sous le numéro 2026-002.

Chaque intervention débute par un échange autour de la demande, afin de comprendre la situation, son contexte et les attentes des acteurs concernés.

Ce premier temps permet de préciser les difficultés à examiner, de questionner si nécessaire la demande initiale et d’apprécier la pertinence d’une intervention.

Une proposition adaptée peut ensuite être élaborée, précisant les objectifs, les personnes concernées, les modalités de travail, la temporalité et les conditions de restitution. Elle fait l’objet d’un devis et d’un cadre contractuel définis en amont.